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Publié le par Association le témoignage évangélique

Surveillez votre chat.

 

     La position des Témoins de Jéhovah à l’égard des transfusions sanguines est bien connue; ce n’est pas ici que nous allons étudier en détail la question pour répéter ce que l’on peut trouver facilement dans d’autres livres ou sur d’autres sites. L’enseignement extrémiste de la Watchtower défraie régulièrement la chronique lorsqu’il y a des décès qui aurait pu été évités si on avait laissé administrer une transfusion. Ce même enseignement a tellement sensibilisé la conscience des Témoins de Jéhovah  qu’ils se posent toutes sortes de questions comme celles que nous trouvons  dans le Bulletin intérieur N°8 d’avril 1969, page 43 :

 

     « Un chrétien violerait-il les Ecritures s’il permettait à un vétérinaire de faire des transfusions sanguines à un animal domestique. Peut-on employer une nourriture destinée aux animaux si on a tout lieu de croire qu’elle est préparée avec du sang ? »

 

    La réponse est (pour la première question): « Nous répondrons par l’affirmative, évidemment. On agit contraire aux Ecritures si on utilise du sang pour faire des transfusions, même quand il s’agit d’un animal, car la Bible montre clairement qu’on ne doit pas manger du sang… 

(Et pour la deuxième question) « …la réponse est négative…si un chrétien s’aperçoit que des dérivés du sang figurent dans la formule écrite sur la boîte contenant le produit destiné à l’alimentation des chiens ou de tout autre animal, il ne pourra en toute conscience faire manger cette nourriture à un animal placé sous son autorité. » 

 

     Que faut-il penser de ce genre de questions et réponses ?  Chacun a droit à son opinion, bien sûr, mais beaucoup de personnes vont penser que nous sommes à la limite du ridicule. Le salut, la vie éternelle, l’oeuvre  de Jésus-Christ concernent les êtres humains, non pas les animaux domestiques. D’après la rumeur (non-confirmée) une autre question a été posée : « Notre chat est bon chasseur : a-t-il le droit (selon la Loi de Dieu) de manger les souris qu’il ramène ? »  La réponse (encore une fois, non confirmée) aurait été : Vous ferez bien de mieux surveiller votre chat. »

 

                                                               

L’origine de l’interdiction des transfusions.

 

     L’enseignement de la Watchtower en matière de transfusions sanguines est total et intransigeant sans laisser place à aucune exception à la règle. Le châtiment des contrevenants sera terrible aussi, comme le précise le livre « La vérité qui conduit à la vie éternelle » page 168 :

     « Serait-il logique de renier Dieu en enfreignant sa loi, simplement dans l’espoir douteux de prolonger sa vie de quelques années dans le présent système des choses ?  Si nous essayons de sauver notre vie ou notre âme en violant la loi de Dieu, nous la perdrons définitivement. » 

 

     Les Témoins de Jéhovah diront que cette doctrine est basée sur la Bible : nous ne doutons pas de leur sincérité, et le nombre toujours plus croissant de décès au fils des années montre bien qu’ils sont près à « payer le prix fort » dans leur consécration à ce qu’ils pensent être l’enseignement de Jéhovah à travers son organisation. Mais nous croyons qu’il faut chercher l’origine de cette doctrine ailleurs que dans la Bible. William Schnell apporte un élément de réponse dans son journal « Expositor, » N°7 de 1969, page 5. Schnell était un haut responsable dans l’Organisation et connaissait bien le Juge Rutherford et ses successeurs. Il est l’auteur du livre « Trente ans esclave de la Tour de Garde ».

 

       « Nous nous  posons naturellement la question : D’où vient cette fausse doctrine ? Elle trouve son origine chez les Nazis. Les dirigeants de la Watchtower sont des lecteurs insatiables des événements mondiaux rapportés par les journaux, toujours sur le qui-vive pour trouver de nouveaux moyens sensationnels à ré-utiliser comme des slogans de publicité. Quand ils ont lu dans les journaux que, lors des bombardements de Londres, des aviateurs nazis gravement blessés refusaient des transfusions sanguines parce qu’ils ne savaient pas s’il s’agissait ou non  de sang juif, ce fait-divers n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Eh bien, voici quelque chose qu’on pouvait reprendre pour en tirer une affaire de grande ampleur !  Les TJ auraient l’air différents, donnant l’apparence d’une grande spiritualité, alors que par la même occasion les autres deviendraient les méchants. »

 

     Nul doute que certains qui lisent ces propos de Schnell en seront scandalisés.  Rassurez-vous :  le but n’est pas de scandaliser qui que ce soit, mais plutôt de pousser à la réflexion. En effet, la première mention de l’interdiction date du Ier  août 1945 dans l’édition anglaise de la « Tour de Garde » c’est-à-dire à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Avant cette date il n’était pas interdit de donner ou de recevoir du sang. Et puis, Schnell connaissait bien les acteurs de l’époque …

 

                                                               

La virgule change tout.

 

     Qu’a dit Jésus exactement au malfaiteur qui était à côté de lui ? Ce brigand avait commencé par rejeter Jésus, comme le premier criminel l’a fait,  puis, il y a eu un changement chez lui et il a demandé à Jésus de se rappeler de lui quand il viendrait dans son règne. Dans toutes les traductions courantes, sauf celle des Témoins de Jéhovah, les paroles de Jésus sont rapportées comme suit :

 

     «Et il lui dit : En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. » Luc 23 :43 (La Bible de Jérusalem).

 

     Cette traduction laisse entendre que le même jour, Jésus et le malfaiteur allaient se retrouver, après leur mort physique, dans le Paradis de Dieu.

      Puisque cette hypothèse ne correspond pas avec l’enseignement de la Watchtower, nous ne sommes pas vraiment surpris de trouver le même verset traduit autrement  dans la Traduction de Monde Nouveau :

 

     « Vraiment, je te le dis aujourd’hui : Tu seras avec moi dans le Paradis. »

 

     La question est donc posée : la virgule, faut-il la mettre avant ou après le mot « aujourd’hui » ?  Certains vont dire toute de suite : nous n’avons qu’à consulter le texte grec. Le problème, c’est qu’à l’époque du Nouveau Testament il n’y avait pas de signes de ponctuation et tout était écrit en majuscules, les mots étant soudés les uns aux autres sans séparation. Ce genre de manuscrit s’appelle un oncial. C’est comme si l’on écrivait le français comme ceci : 

     « ENVERITEATOIJEDISAUJOURDHUIAVECMOITUSERASDANSLEPARADIS »

 

     Lire des textes écrits de cette manière-là n’est pas facile pour nous puisque nous n’en avons pas l’habitude, mais pour les gens du premier siècle cela ne leur posait apparemment        aucun problème. Comment ont-ils donc compris les paroles de Jésus ? 

    

     Le commentaire suivant écrit par F.W. Thomas apporte bien des éclaircissements :

 

     « La tentative osée de la Watchtower de tordre le sens des paroles de Christ ici est contrecarrée par le simple fait que si notre Seigneur a dit quelque chose sur la croix ou ailleurs, il l’a dit forcément le jour où il l’a dit. Par conséquent, il serait parfaitement inutile pour Jésus de préciser au brigand qu’il était en train de lui  parler ce jour-là, le jour de son exécution. Si le brigand était capable de savoir quelque chose, il savait que Jésus était en train de lui parler ce jour-là ; il n’avait pas besoin que Jésus le lui précise….  

     « Jésus n’a jamais parlé de façon inutile à qui que ce soit  … on disait de lui ‘Jamais homme n’a parlé comme cet homme’…

     « De très nombreuses fois Jésus a prononcé ces mots ‘En vérité je te (vous) le dis’ mais il n’a jamais ajouté le mot « aujourd’hui ». Nous tirons la conclusion que si Jésus a ajouté le mot dans Luc 23 :43, ce fut dans la seule intention d’apprendre au brigand repentant que le jour même ils seraient tous les deux dans le Paradis. »

             Tiré du livre « Maîtres de la Tromperie » par F.W. Thomas, édition anglaise de 1970.

 

     Si l’on avait besoin de preuves supplémentaires, celles-ci sont confirmées par les travaux d’Ivan Panin (1855–1942) qui a découvert l’existence dans les textes originaux des Ecritures, des schémas numériques, prouvant ainsi la réalité scientifique de l’inspiration divine.  Voici ce qu’il dit dans « Le Nouveau Testament dans l’original grec -- le texte établi par le moyen des numériques bibliques » (Ed. privée de 1934,  introduction, page XXIX) :

 

     « … ainsi, devant l’absence de ponctuation dans les manuscrits, seules les numériques apportent la certitude là où subsiste le doute quant à placer correctement la virgule.  Le verset Luc 23 :43 est un cas bien connu … le phénomène des numériques règle le problème une fois pour toutes…. »  Puis Panin se lance dans des recherches numériques assez impressionnantes pour en tirer la conclusion suivante : « La démonstration est donc faite que la phrase commence avec le mot ‘aujourd’hui’ et non pas avec le mot ‘tu’ »  Autrement dit, la Traduction des Témoins de Jéhovah n’a pas mis la virgule au bon endroit.   

 

Qui est digne d’être adoré ?

   

 La Watchtower enseigne (et nous sommes bien d’accord avec elle) que le Tout-Puissant est seul digne d’être adoré. Même les anges n’ont pas droit à l’adoration, d’ailleurs, ils la  refusent  (voir Apocalypse/Révélation 19 :10).

 

     La première parution de la Traduction du Monde Nouveau en français fut sous forme des « Ecritures grecques chrétiennes » édition de 1963, autrement dit, le Nouveau Testament.

 

     Il est intéressant de remarquer comment a été traduit Hébreux 1 :6.  « Mais quand il introduit de nouveau son Premier-né sur la terre habitée, il dit : ‘Et que tous les anges l’adorent !’ »

 

     Il s’agit donc d’une  traduction acceptable : Dieu le Père ordonne à tous ses anges d’adorer Jésus. Celui-ci est donc plus qu’un ange, et, puisqu’il est digne d’adoration, il doit être sur le même pied d’égalité que le Père.

 

     Les traducteurs Témoins de Jéhovah ont dû se rendre compte par la suite que leur traduction ne correspondait pas avec leur enseignement. Alors, dans l’édition suivant de 1974 la chose fut rectifiée et le verset devient : « …et que tous les anges de Dieu lui rendent hommage ! »

 

     Le mot grec pour ‘adorer’ est ‘proskunéo’. Dans la Bible des Témoins de Jéhovah chaque fois que le mot s’applique à Dieu le Père, il est traduit correctement par ‘adorer’. Par contre, chaque fois qu’il s’applique à Jésus il est traduit par ‘rendre hommage ‘.  Curieux, n’est-ce pas ?

 

 

Un peu plus de transparence, s’il vous plaît !

 

     La Société Watchtower ne publie pas ses comptes. Si cette affirmation est fausse, nous serons très heureux de nous laisser corriger et de connaître la vraie situation financière de l’organisation. Les seuls chiffres donnés au public se trouvent chaque année dans l’annuaire. Par exemple, nous apprenons dans l’Annuaire 2008, page 31 que

 

     « Au cours de l’année de service 2007, les Témoins de Jéhovah ont dépensé plus de 1 210 000 000$ (soit plus de 916 000 000 €) pour permettre aux pionniers spéciaux, aux missionnaires et aux surveillants itinérants d’accomplir leur ministère ».

 

     Reconnaissons que ces chiffres sont impressionnants ! Prèsqu’un milliard d’euros ! Il ne s’agit pas d’une petite somme !  Si ce chiffre révélé nous donne le vertige, qu’en serait-il, si nous savions les chiffres non-révélés ?

 

Publié dans OOPS

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